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 Extrait : "Développer une activité qui réponde à une cause sociale, économiquement rentable et qui ne génère pas de profits personnels: c'est la définition à laquelle doivent répondre les aspirants au "social business" telle qu'énoncée par le chantre en la matière, le Bangladais Muhammad Yunus."

Cliquez sur Lire la suite pour lire la dépêche AFP, reprise dans Le Parisien.

Détail de l'article : 

La région Nord/Pas-de-Calais s'est mise au "social business", ou entreprenariat social, avec le lancement vendredi à Lille du projet SoBizHub, qui doit favoriser le développement de projets, s'inspirant ainsi des travaux du prix Nobel de la Paix Muhammad Yunus.Développer une activité qui réponde à une cause sociale, économiquement rentable et qui ne génère pas de profits personnels: c'est la définition à laquelle doivent répondre les aspirants au "social business" telle qu'énoncée par le chantre en la matière, le Bangladais Muhammad Yunus.

Le prix Nobel de la Paix 2006 était présent vendredi après-midi pour soutenir le lancement du projet à Lille."Nous demandons à ce que le terme de +social business+ soit utilisé très prudemment", a souligné Muhammad Yunus lors d'une conférence organisée dans le cadre du World Forum.Un peu plus tôt, une autre figure de l'entreprenariat social, le Philippin Tony Meloto, avait défini le terme comme "l'utilisation des compétences du monde traditionnel des affaires pour créer une humanité meilleure".

Quelque 125 personnes de 65 organisations différentes ont déjà commencé à se mobiliser depuis un an, a expliqué le "parrain" du projet, Philippe Vasseur, président de la chambre de commerce et d'industrie du Nord/Pas-de-Calais.Parmi les initiateurs se trouvent le spécialiste du bricolage Leroy Merlin, le géant canadien du surgelé McCain, le réseau Alliances Entrepreneurs de croissance responsable, l'université catholique de Lille.

SoBizHub s'est donné quatre objectifs principaux: sensibiliser et promouvoir l'innovation sociale, créer des espaces de cocréation entre acteurs qui n'ont pas l'habitude de travailler ensemble (privé, public et associatif), développer la formation académique en créant une chaire "entrepreneuriat social"/"social business", et enfin favoriser le lancement de projets par la mise en place d'incubateurs, d'accompagnement sous forme de tutorat et de solutions de financement.